Author Topic: Notre rencontre avec Julian Assange  (Read 1817 times)

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enrica

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Notre rencontre avec Julian Assange
« on: October 19, 2012, 18:19:53 PM »
Notre rencontre avec Julian Assange

 jeudi 18 octobre 2012



Réfugié depuis quatre mois dans l’ambassade de l’Equateur à Londres pour échapper à une extradition, le fondateur de WikiLeaks nous a reçus.

Interview à Londres François de Labarre - Paris Match


Parmi les bâtisses en brique rouge se succédant en enfilade derrière le magasin Harrods, difficile de distinguer l’immeuble qui abrite l’ambassade de l’Equateur. L’été dernier, le quartier était assailli par les forces de l’ordre. Une escouade de policiers se pressait autour des deux flancs de l’immeuble occupé, au rez-de-chaussée, par la mission diplomatique. Quatre mois plus tard, le bâtiment n’est plus en état de siège mais sous surveillance. Un camion, équipé d’une antenne balayant les fréquences radio, intercepte les communications du quartier. Un agent de police monte la garde au pied du perron, un autre devant une grille d’accès de l’escalier de service. Un troisième surveille les allées et venues dans les locaux de l’ambassade depuis le hall de l’immeuble.

Pour y entrer, il faut être équatorien ou attendu par Julian Assange. Dans ce cas, le visiteur doit éteindre son téléphone portable et le remettre à un agent de sécurité, un colosse qui surveille sur deux écrans les images captées par une dizaine de caméras de surveillance postées aux alentours. Quelques dorures au plafond apportent un brin de solennité au décor. Les murs sont défraîchis ; le parquet, bon marché. Un claquement de talons résonne dans le couloir. Arrive Sarah Harrison, conseillère d’Assange. Elle enjoint au visiteur de la suivre. Au bout du couloir, une porte s’ouvre.

Le studio, une quinzaine de mètres carrés, est divisé en deux par une grande bibliothèque. D’un côté, l’espace à vivre, réduit à son strict minimum : matelas, ­téléviseur, kit de rasage et machine pour courir ; de l’autre, quatre chaises autour d’une table ronde. Le bureau comprend plus de câbles que de papiers, des téléphones et des ordinateurs portables où grouillent les citoyens de la république virtuelle de WikiLeaks. Combien sont-ils ? Assange ne le dit pas. S’il a bâti sa notoriété en divulguant des secrets d’Etat, l’ingénieur australien a su garder les siens.

« Ne décrivez rien de cette pièce sans nous prévenir. Certains éléments sont de nature confidentielle », nous prévient-on. Difficile de savoir ce qui, ici, relève du secret-défense. Dans un placard vitré sont entreposés des bibelots : boîtes à cigares, bouteilles de vin et de rhum, photos souvenirs, cartes d’anniversaire. Sur une pile de DVD trônent « A la Maison-Blanche » et « Les marches du pouvoir ». Dans la grande bibliothèque sont empilés des classeurs et, dans des boîtes en plastique, un fatras d’accessoires vidéo. Deux drapeaux flottent, dont celui des Aborigènes. Sur un tableau blanc figure le planning. Enfin, sur le mur, une rangée de Post-it disposés symétriquement expose, de manière sibylline, un plan de travail incompréhensible. La lampe à UV semble avoir disparu. Grâce à elle, Assange était apparu le teint hâlé sur la terrasse de l’ambassade, le 19 août dernier. C’était sa dernière sortie. Depuis, il n’a pas mis le nez dehors.

Visage pâle et yeux cernés, il s’exprime de manière anormalement lente. Trop d’enfermement, peut-être. A la journaliste Sarah Oliver du « Mail on Sunday », il confiait avoir l’impression de vivre dans une navette spatiale. A le voir ainsi, on veut bien le croire. Assange tient plus du héros de science-fiction que du film d’espionnage. Quand le visiteur entre dans la pièce, il reste assis, tend sa main gauche d’un air embarrassé, expliquant qu’il s’est blessé le poignet à la boxe.
Paris Match. Où est caché votre punching-ball ?
Julian Assange. Je n’en ai pas, mais mon entraîneur vient chaque jour. C’est un ancien des SAS [Forces spéciales britanniques].

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Notre-rencontre-avec-Julian-Assange-439616/

Offline Arduina

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Re: Notre rencontre avec Julian Assange
« Reply #1 on: October 20, 2012, 05:53:32 AM »
Avec ses cheveux comme ça, il ressemble a Tintin ;D.
Behind the ostensible government sits enthroned an invisible government,owing no allegiance and acknowledging no responsibility to the people.To destroy this invisible government, to dissolve the unholy alliance between corrupt business and corrupt politics is the first task of the statesmanship.FDR

Offline Irien

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Re: Notre rencontre avec Julian Assange
« Reply #2 on: October 22, 2012, 01:00:49 AM »
Lol! Après tout Tintin était journaliste aussi  ;D ;D ;D