Author Topic: La Revue Carcérale des Arts et des Lettres de Barrett Brown: Si quelqu'un me che  (Read 2749 times)

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Offline mayya

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Traducteur:mayya


Forum :http://www.wikileaks-forum.com/barrett-brown/494/the-barrett-brown-review-of-arts-and-letters-and-jail-if-anyone-needs-me-ill/33049/msg67627#msg67627
Source :http://frontburner.dmagazine.com/2015/01/26/the-barrett-brown-review-of-arts-and-letters-and-jail-if-anyone-needs-me-ill-be-in-prison/



La Revue Carcérale des Arts et des Lettres de Barrett Brown: Si quelqu'un me cherche, je suis en prison



Publié le 26 janvier 2015 à 09:25 par Barrett Brown

Bien que je soit reconnaissant à mon ami de longue date et éditeur Tim Rogers pour son article plutôt drôle et perspicace au sujet de mon audience sur la détermination de ma peine la semaine dernière, je n'en ressens pas moins le besoin de fournir des éclaircissements sur quelques points:

1) Tim a jugé bon de s'étendre sur le ton jaune criard si particulier de l'uniforme des détenus de Kaufman County dont nous sommes vêtus. Je pense qu'il a fait à ses lecteurs un véritable tort en omettant de divulguer que lui-même est complètement daltonien comme en témoigne sa propre tenue qui comprenait, sans rire, un T-shirt rose fluo. (Je ne me souviens pas si c'était un rose fluo ou un rose bonbon ou quoi - quand il a été appelé à la barre, j'étais, comme lui, encore perplexe par l'accusation du procureur comme quoi j'avais «pris possession de l'accessibilité» de quelque chose et par la question de savoir si oui ou non une telle phrase pourrait peut-être être remaniée comme pièce maîtresse d'un séminaire de motivation à 400$ par tête de pipe pour des cadres moyens qui s'appellerait "reprenez votre accessibilité!") Ce que je veux dire par là c'est que je réalise très bien qu'il ne s'attendait pas à avoir à parler devant le tribunal, mais sûrement, il a réalisé qu'il allait sortir de chez lui ce jour-là, ou que le temps ne s'était pas arrêté en 1991. Si ce sauvage de US Marshal jugeait bon d'emmerder Andrew Blake de Russia Today à cause de son propre t-shirt, pourquoi ne pouvait-il s'arrêter là où Tim était assis et lui dire: «Excusez-moi, monsieur, mais le procès des frères Menendez est au fond du couloir et il a eu lieu il y à déjà plusieurs décennies»? Écoutez, je pense simplement que je me suis donné beaucoup de mal pour m'assurer que le procès serait digne, je me suis même abstenu de crier des paroles de Rage Against the Machine, ou de m'adresser au juge en parlant comme Lord Vador, et tout à coup voilà qui arrive à grand pas Vanilla Ice pour assurer à la cour que je suis «honnête.» Il fut un temps, il y a quelques années, lorsque Tim et moi étions considérés comme les écrivains les mieux habillés de Dallas - Rolling Stone m'avait même décrit comme «le plus chic anarchiste de la région,» ce que j'envisage de mettre sur mes cartes de visite quand je sortirai, si Stratfor me laisse m'en acheter. Qu'est-ce qui nous est arrivé, Tim? QUE S'EST-IL PASSÉ?

2) Tim note, à juste titre que, en plus d'improviser quelques lignes supplémentaires dans le cadre de mon allocution qui n'étaient pas présentes dans la version écrite, je n'ai pas dit «Je pense que votre Honneur peut marcher et mâcher du chewing-gum en même temps.» Je l'ai enlevé, parce que, au moment où j'ai prononcé l'allocution, il était devenu douloureusement évident qu'il n'était pas capable de faire une telle chose. Franchement, je ne vais pas mentir au tribunal à moins que je ne sois payé l'équivalent de ce que gagnent les agents du FBI.

3) Je voulais dire autre chose, mais je ne me souviens pas ce que c'était, parce que je n'ai pas la version écrite de Tim ni aucune autre version publiée par les médias. La prison du comté de Kaufman est gérée par une sorte de shérif schizophrène paranoïaque qui ne nous permet pas de recevoir de courrier dactylographié ou imprimé ou photocopié, et donc quand je veux savoir ce que la presse dit sur mon cas, je dois demander à ma maman de me le lire à haute voix par téléphone. C'est plutôt sympa, parce que chaque fois qu'elle lit une citation, elle prend une voix unique pour différencier les personnes. C'est un peu comme si j'étais à nouveau un enfant, on me lit une histoire, sauf que c'est une histoire de plus en plus surréaliste et effrayante qui parle de l'effondrement de l'état de droit.

4)Sérieusement, je veux exprimer toute ma reconnaissance à Tim, qui m'a défendu pendant ces deux dernières années, en plus d'avoir été l'un de mes héros littéraires quand j'étais encore à l'école secondaire; à l'éditeur de D Magazine Wick Allison pour ses dons très appréciés sur mon compte à l’économat de la prison, ainsi que pour avoir écrit une lettre en mon nom au juge; au toxico qui a prêté ses vêtements à Tim le jour de mon audition; et au juge Sam Lindsay, pour avoir fait autant pour discréditer le système judiciaire fédéral devant la presse nationale. Bravo, camarade!

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Poème du jour:
L'État veut me manger
Et je suppose que c'est très bien comme ça
Mais ils pourraient bien découvrir
Je suis un petit porc-épic

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